ifficile de résister à
la jolie robe caramélisée d'un canelé bordelais ! Un canelé ? Un gâteau cylindrique
au coeur tendre sous une peau croquante, reconnaissable aux cannelures dues à son
moule en forme de timbale. 
Son histoire est mystérieuse. Son nom proviendrait du gascon
"canelat". Il se dit qu' à l'origine le "canela" était confectionné
à partir de la farine tombée dans les cales des navires marchands puis offert aux plus
pauvres.
Au XVIème siècle, des moniales, les soeurs du couvent Annonciades fondée en
1519, par l'épouse du baron de Mirambeau, Jacquette Andron de Lansac, se seraient
spécialisées dans la fabrication de pâtisseries en forme de bâtons
appelées "canelats" ou "canelets" ... pour le plus grand plaisir de
la cour notamment de la reine Sainte Jeanne de France, marraine de l'Ordre des
Annonciades et épouse de Louis XIII. En 1790, les Annonciades, "les filles du
corset rouge", du nom de leurs habits de cérémonies, furent chassées de leur
couvent par la Révolution emportant avec elles le secret de leur recette. Une belle
histoire, qui reste du domaine de la légende car, malheureusement, les archives de
l'Ordre ne contiennent aucune trace cette "gourmandise"...
A partir de cette période, la recette du petit gâteau se transforme. Les
canauliers - 39 sur Bordeaux en 1785 - y ajoutent rhum et vanille. Pourtant la mode
du cannelé est passée; peu à peu il est délaissé pour ne plus apparaître que sur
quelques tables bourgeoises. Ce n'est qu'au début du siècle qu'il retrouve sa place dans
toutes les bonnes pâtisseries bordelaises pour être aujourd'hui un emblème de la ville.
Un succès dont le nom "canelé" est même déposé à L'Institut
National de la Propriété Industrielle et dont la tradition est jalousement entretenue
par une "Confrérie du Canelé" fondée en 1985.
Alors si vous passez près du marché des Grands Hommes, vous pourrez voir les pâtissiers enfourner leurs trésors et ces petits canelés gonfler dans leur moule ...Plaisirs des yeux et des papilles.
Le Canelé Bordelais en chiffres :
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