
n
Aveyron, Lot, Tarn et Tarn-et-Garonne : perpétuant les traditions campanaires du
Sud-Ouest, le carillonneur fait sonner le "Nadalet" (petit Noël)
à la tombée du jour, tous les soirs de la semaine précédant Noël. Dans le Gers
on joue les Aubetos deux fois dans la journée, après chacun des Angélus du
soir et du matin. il existe également les Laudatos de Haute- Garonne ou
les Glaudetos d'Ariège : "Le 11 décembre, le carillonneur fait choisir
aux enfants du village ou de la paroisse un air qui sera l'air de Noël. il le joue treize
fois, avec un silence entre chaque exécution qui permet au prêtre et aux paroissiens
d'égrener leurs chapelets et à chaque station de croix dans l'église (la mort du
Christ, donc la promesse de résurrection, étant célébrée lors de la préparation au
mystère de la Nativité). Le 12 décembre, il l'interprète 12 fois, le 13, 11 fois, le
14, 10 fois ... Jusqu'à la nuit de Noël, où il ne le joue plus qu'une seule fois"
(Alain Jouffray in Cloches, Carillons et Art campanaire, ARCAD, 1984)
Au
Pays Basque, L'Olentzero, le vieux charbonnier descend de la montagne pour annoncer la
naissance de l'enfant Jésus.
La veille de Noël, à travers tout le Pays Basque, une figure de paille et de chiffons
représentant un berger ou un paysan est promené de porte en porte dans un panier sur les
épaules par des villageois qui chantent à chaque nouvelle maison.
Personnage sale aux 366 yeux rouges, il est souvent représenté comme grotesque et
ivrogne. Il fume la pipe et porte une hache. Il descend dans les maisons par la cheminée
mais il ne distribue pas de cadeaux, au contraire ! Olentzero représente en fait
les forces de la Nature qui se renouvellent chaque année et apparaît au solstice
d'hiver.
En Périgord,
une bûche de Noël qui brûlait bien avait reçu la bénédiction du ciel
En
Limousin, la nuit de la Nativité enlève tous pouvoirs aux esprits et aux sorciers.
Brûler dans l'âtre la "Cosse nau" (bûche de Noël), était censée
atténuer les souffrances des mourants.
En
Béarn, bien dormir la nuit de Noël est de bon augure par contre, si cette nuit est
sans lune, le troupeau peut dépérir "Quand Noël est sans lune, le
troupeau en vient de cent à un". Pendant la messe de minuit, le bétail se met
à genoux et il arrive malheur à ceux qui voudraient entrer
dans létable pour le voir. Les paysannes
béarnaises conservaient le charbon de la bûche de Noël. Elles le mettaient dans
le vin ou leau quelles donnaient à boire aux petits poussins ou dindons pour
les protéger des oiseaux de proie
Dans
un marécages des Pyrénées, une cloche invisible, "la cloche du diable",
sonne toute seule la nuit de Noël.
En
pays d'Aunis, "la bûche de Noël, quen certains lieux lon
dénommait « tréfoir » se plaçait dans le foyer la veille du 25 décembre et
devait reparaître au feu chaque jour de la semaine restant à écouler pour atteindre le
dimanche suivant. Toutefois, il fallait éviter la combustion complète de la bûche, qui
était généralement de taille respectable, parce que le fragment restant avait le don
décarter les orages en été et devait neutraliser les effets de la foudre si
lon avait le soin de le remettre au feu lors de ces orages. On accompagnait la
mise au feu de la bûche de Noël dune prière suivie de cantiques que lon
chantait en famille en tisonnant la bûche pour en faire jaillir des étincelles. Au
moment où se produisaient ces étincelles, on se devait de prononcer lincantation
suivante: « Notre Seigneur, donnez-nous des poulets, des canets, des pirons à la
saison, des chetons (jeunes chevaux), des petits veaux, etc..... ». "Le village d'Exoudun