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du pastel, première capitale du bleu dès le XVème siècle, Albi, chère à
Toulouse-Lautrec, s'enorgueillie, au coeur du Tarn, d'admirables hôtels Renaissance,
anciennes résidences de la bourgeoisie marchande, enrichie par le commerce
des précieuses "coques" ... "On dirait une ville italienne faite surtout pour le culte de
l'art et d'une sereine philosophie" (Jean Jaurès) .

"A l'époque gallo-romaine, Albi était déjà un
centre assez important pour devenir le chef-lieu de la région albigeoise : Civitas
albigensium
Durant les siècles obscurs du Moyen-Age, émergea la noble figure d'un évêque du
VIème siècle, Saint-Salvi.
Face à l'insécurité persistante, Albi s'entoura d'une enceinte fortifiée qui
subsista jusqu'au XVIIIème siècle. ainsi corsetée de remparts, la ville put traverser
sans trop de drames les trois périodes troublées qui désolèrent le Languedoc : la
croisade des Albigeois, la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion.
Lorsque se développa le catharisme dans le midi de la France, Albi et ses
vicomtes, les Trencavel, se trouvèrent placés au premier rang comme en témoigne le nom
d'Albigeois donné alors aux cathares du Languedoc et à la croisade qui suivit.
au milieu de ce drame, Albi sut judicieusement éviter sièges et massacres qui
saccagèrent tant de cités du Midi.
Aux XIIIème et XIVème siècles, les évêques devenus seigneurs d'Albi firent
dresser une impressionnante citadelle associant Palais de la Berbie et Cathédrale,
symbole de leur puissance temporelle et de la victoire sur l'hérésie. Par la suite, des
évêques mécènes, comme Louis d'Amboise, la complétèrent et l'embellirent, suivant le
goût de l'époque.
Enthousiasmé par la visite de ce chef-d'oeuvre, Chateaubriand a pu écrire : "Ce
matin ... j'ai vu à Albi une cathédrale qui ferait honneur à Venise ou à
Cologne".

De ces diverses époques, Albi conserve des quartiers d'allure médiévale aux
rues étroites et pittoresques, bordées de maisons de brique, avec encorbellements et
colombages. S'y ajoutent de riches demeures de marchands et de beaux hôtels Renaissance,
témoins de l'âge d'or du pastel, aux XV et XVIème siècles, lorsque le commerce de
cette plante tinctoriale enrichit la ville qui constitua avec Toulouse et Carcassonne le
triangle du pays de Cocagne.
| La maison Enjalbert (XVIè s.) Rue Timbal A noter : étages à encorbellements de poutres sculptées. L'Hôtel de Gorsse et ses décorations gothiques L'Hôtel Reynes (XVIè s.), 14 rue Timbal . A noter : fenêtres à meneaux avec des bustes de
François Ier et d' Eléonore d'Autriche. Très belle cour Rennaisance. Tour du XIVè s.
Aujourd'hui cet hôtel abrite le siège de la Chambre de Commerce. Ouvert de 8h à 12h et
de 13h30 à 17h30 fermé samedi et dimanche (novembre-Pâques)L'Hôtel Decazes 10 rue Toulouse-Lautrec A noter : imposant escalier de pierre et sa belle cour transition du style Renaissance à celui de l'époque classique L'Hôtel du Trésorier de France Estienne de Martin (XVII s.) Rue de l'Hôtel de Ville A noter : Cour intérieure, devenue l'actuelle mairie. Ouvert de 8h à 12h et de 13h30 à 17h30 fermé samedi et dimanche |
Sous la Révolution, avec beaucoup d'habileté, Albi obtient le rang de
chef-lieu du département et retrouve ainsi sa prééminence administrative. un jeune et
courageux architecte albigeois sut s'opposer efficacement aux projets de mutilation ou de
destruction de la cathédrale, au temps de la Terreur. Par la suite, ce même Mariès
dressa, à la manière d'Haussmann, de grandioses plans d'urbanisme. Leur mise en oeuvre
au XIXème siècle, permit de dégager la cathédrale, d'aérer le centre historique, de
l'environner de grands boulevards et de belles avenues.
Aux XIX et XXème siècles, Albi, bénéficiant de la présence du charbon de
Carmaux-Cagnac et de la métallurgie, doubla son rôle administratif d'un active
industrialisation ..."
Henri BRU, professeur d'histoire
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pour apprécier le coeur du Viel Alby et ses témoins de la richesse d'antan. Office de Tourisme - Place Sainte-Cécile F. 81000 Albi - France Tel: 33(0)5 6349 4880 - fax: 33(0)5 6349 4898 e-mail: otsi.albi@wanadoo.fr |
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