'est là ce qui fait l'enchantement de Cordes; tout y est beau, même le regret." C'est sur ces mots qu'Albert Camus nous invite à découvrir l'une des plus belle ville du Tarn (25 kilomètres à l'ouest d'Albi; 75 kilomètres au nord de Toulouse) : Cordes-sur-Ciel. Jamais ville n'a mieux porté son nom. Bâtie sur un promontoire rocheux de calcaire blanc, elle domine la vallée du Cérou de ses hautes tours et de son beffroi carré. Fondée en 1222 par Raymond VII, Comte de Toulouse, cette bastide fortifiée, haut-lieu du catharisme, a connu une histoire tumultueuse. Laissons la parole à Charles Portal, grand historien local mais surtout enfant de Cordes qui écrivit en 1913 son histoire ...

 

De notre côté poursuivons la visite au coeur de la cité médiévale surnommée"la ville aux cent ogives", tant aimée par Viollet Le Duc, Prosper Mérimée ... Remontons la grande rue pour admirer le bel ordonnancement des façades et arrêtons-nous devant la La maison du Grand Veneur   probablement une des plus belle de la ville.
On remarque immédiatement les trois arcades aux larges proportions qui soutiennent trois étages. "Les deux premiers portent quatre groupes de deux fenêtres géminées. Au-dessus des fenêtres du deuxième étage, une scène de chasse parcourt toute la façade. elle figure divers gibiers fuyant le veneur accompagné de son chien ainsi qu'un écuyer prêt à transpercer un sanglier de sa lance. D'autres personnages sont représentés, soit sur les chapiteaux - comme cette femme sur le point d'accoucher, soit sur les gouttières". (Rémy de Bourbon Parme - Moyen-Age). L'ensemble est admirablement conservé et ... plein d'humour. A quelques mètres de là, la mairie,  ou plus exactement la maison du Grand Fauconnier aux superbes baies géminées (restaurées au XIXème siècle). Les faucons qui autrefois faisaient office de corbeaux, ont disparus, à l'abri désormais du Musée Portal ...

L'architecture médiévale est ici omniprésente avec ses bestiaires, ses fantasmagories. Le symbole du dragon vous suit à travers la vielle ville. Ne dit-on pas que Cordes est un dragon couché dans la vallée ?  Les noms des cours d'eau, l'évocation à saint Michel, certaines sculptures des façades l'évoquent... Le monstre mythique vous attend au détour d'une ruelle, peut-être le croiserez-vous ?

Maison du tourisme de Cordes-sur-Ciel
                   Tel : 05-63-56-14-11
                         Ouvert de début juin à fin septembre
                         http://www.cordes-sur-ciel.org

 

Le Jardin des Paradis de Cordes-sur-Ciel

Partant du sens étymologique de « paradis » qui est un mot d'origine persane signifiant « l'enclos », et du « gart » celtique désignant l'enclos, et origine du mot « jardin », les paysagistes-botanistes de renom, Eric Ossart et Arnaud Maurières, ont créé dans une enceinte du XVIe siècle le jardin de leurs rêves, qui rassemble toutes leurs connaissances, leurs expériences, mais aussi leur passion des voyages à travers l'Orient et l'inspiration qui en naît.

Jardin éphémère, unique et riche puisqu'il évoluera chaque été au gré de l'humeur du temps et des voyages de ses créateurs : les compositions végétales du jardin, les tapis de fleurs seront renouvelés dans les enclos disposés en terrasses. Au Jardin des paradis, les parfums se mêlent aux couleurs. Dès l'entrée, le visiteur devient un hôte. Profusion d'eaux avec une fontaine, un bassin aux esturgeons. Le sol en ardoise souligne l'intimité de l'endroit. Voici ce que le visiteur peut y découvrir :

  • Le musée, ou « maison du paradis - musée oriental » abrite des collections particulières d'objets précieux et rares rapportés des nombreux voyages en Orient. A chaque année son thème, élaboré avec celui du jardin. L'exposition de cette année déclinera le thème « ombres et lumières » avec une collection de moucharabiehs en bois sculpté.
  • Le cloître de saules tressés donne le ton dès l'entrée du jardin avec sa fontaine en céramique bleue d'où émerge une fraîcheur orientale.
  • La treille en châtaignier tressé, élément traditionnel du jardin français depuis le Moyen Age.
  • Le potager, expression la plus ancienne du jardin de France.
  • Des fleurs annuelle s'associent à une collection de légumes insolites anciens, tout étant renouvelé chaque année. Au bout du potager, une placette ornée de pots met en valeur une petite chapelle.
  • Les paradis : ces enclos de saules tressés dessinent et symbolisent les quatre fleuves du paradis. Chacun irrigue un tapis de fleurs annuelles.
  • Le bassin aux nymphéas, symbole d'un ailleurs que l'on franchit pour découvrir les enclos de pierres et de fleurs.

Prix d'entrée : 25F/adultes - 18F/tarif réduit - gratuit pour les moins de 10 ans

05/2000 Great France